lundi 25 octobre 2010

Runaway.

Partir, ailleurs, ou préférer rester près.

Je ne suis pas vraiment avec toi, tu sais, tout ce qui s'est dit est tellement abstrait. Sais-tu que sans cette chose en plus, rien ne me donnera la conviction de vouloir te revoir? Une chose que j'ai pu tellement apprécier un instant, ne me parait plus si belle, quelques heures après. L'éphémère est-il si bref? Ou le bonheur, sur la longueur n'est-il que trop inaccessible? Si j'ai encore besoin de revoir mes réactions, c'est surement pour devenir plus sage. Les derniers instants de mon écriture sont si proches, que j'ai envie de pousser mes souvenirs plus loin encore, quitte à aimer me plaindre du passé. Je l'écoute une dernière fois, pour me dire qu'une partie de plus sera achevé, que j'ai tout laissé pour ce soir, pour cette nuit, en sachant que d'ici quelques jours, je pourrais de nouveau tout confier. 
Je t'ai soignée seule, panser les plaies trop fragiles encore, mais jours après jours, tout est clair obscure, gris, incolore. 

Transition. 

jeudi 21 octobre 2010

Beating hearts.

As a teenage dream. Before I met you, I was young forever.

C'est surement le rêve qui emmène les envies un peu plus loin. Tu sauves tout ce qui te reste, t'accroches au dernier morceaux de ce qu'était notre amitié. J'aimerai un jour savoir ce que tu en penses, au fil des jours ton silence m'est devenu habituel. Je vis avec le souvenir, désormais incolore, mais présent quand même. Le rêve d'adolescente est fini, tu sais, l'intensité de mes envies est plus forte qu'avant. Cela ne pourra jamais les atteindre, et n'en ais jamais l'espoir.
"Je ne peux pas m'arrêter maintenant".
J'ai trop mal réagit au passé, sans vouloir te blesser il était temps de tout arrêter. C'est quand j'ai lancé ces derniers mots que j'ai su que tu avais fait tes choix, que tu étais une personne heureuse, et après tout, c'est toujours notre bonheur qui passe avant. La nature humaine, ou plutôt ce que nous arrangeons pour nous donner bonne conscience, n'a plus de sens. Je ne sais plus parler de toi.

Quand les nuits étaient trop lourdes, je me plaisais à réfléchir à tout cela. Maintenant, le froid me rappelle qu'une autre chaleur m'attend tout près.
Une chaleur, qui éloigne la douleur.

dimanche 17 octobre 2010

No control.

It doesn't make sense at all.
Tu seras surement mon plus gros regret.

Pourquoi tester mes limites quand tu m'as déjà poussé tellement loin, au bord des larmes, entre le courage de se retenir, et l’honnêteté de laisser apparaître ses sentiments. Je cours surement après le destin, pour provoquer nos rencontres, me sentir vivre à nouveau. Ressentir quelque chose, est surement le plus gros manque, j'aurai tout donné pour retrouver le bonheur naïf qui m'animait. Nous en avions tellement parlé, ne pas être attaché, et juste apprécier les moments présents, j'aimerai tellement pouvoir vivre si simplement, mais il faut croire que j'ai décidé de constituer mon bonheur autrement. Je me plais tellement à réfléchir à notre passé, que j'ai peur que tu ne me prennes plus au sérieux, même si nous ne pourrons jamais nous côtoyer.
Dans le silence de cette nuit, j'ai poussé plus fort le volume, pensant que le son envelopperait les derniers mots te concernant, toi, lui ou elles; j'étais convaincue qu'ainsi je ne pourrais plus écrire.
Je ne suis plus triste, mais je creuse la douleur, celle qui est tellement profonde, pour trouver ce qui s'est rompu, démoli, effacé.

Les mots sont si simples, que tout est erroné.

vendredi 15 octobre 2010

Wishmaker.

Listen baby, your wish is my command.

Vint le jour où j'ai décidé de ne plus rien remettre en question. Les choses ne resteraient que ce qu'elles ont été, les pensées toujours les mêmes, et chaque décision prise aura été l'oeuvre du destin. Sans tout cela, l'aurai-je rencontré, aurai-je décidé de partir ce soir là, ou de te mentir un peu plus longtemps? Il est temps de ne plus y penser, après tout, si j'ai tout décidé, je peux encore tout changer. Et l'imprévu reste l'affaire des autres, pour toujours. Et si un jour tu pensais que mon avis t'es important, seuls les remords pourraient te conforter. Pour longtemps encore. 
L'écrire haut dans le ciel, ou sur une page web n'y changera rien, la vision du passé est brouillée, et tu t'en fous. 
"Je ne pensais pas à ce point", alors tu es encore trop naïf. Je suis venue de si loin pour te donner cette fantaisie, laisse moi te montrer mon chemin, pour que tu comprennes que depuis le début, j'enlève seule ma douleur. 

mardi 12 octobre 2010

Pursuit of happiness.

Nothing's funny anymore, see the things I have done,
They just don't make sense anymore, now is there anything more?

Le temps est passé. Porter un regard sur les derniers mois, pour au final me rendre compte que j'ai beaucoup perdu. Le plus dure serait de ne pas s'en rendre compte, sans même un impact sur notre conscience. La perte de certaines habitudes, de ce sur quoi on pouvait compter, au cours du temps, n'a-t-elle que de moins en moins d'importance? Je me demanderai toujours si tu penses encore à moi, si tu nous regrettes, si j'ai mal réagit, si j'ai pris la bonne décision... Mais tout cela avec tellement plus de distance qu'avant. C'est le changement définitif qui est dure à accepter. Être propulsé dans le nouveau sans vouloir retourner vers le passé, est si effrayant. J'ai laissé des mots vous appartenir, surement pour vous retenir encore un peu en moi, non par besoin, mais par souvenir. Le manque est devenu un mal, pour être enfin un secret.  Ce n'est plus la même douleur, je ne pourrais oublier certains, quand d'autres sont déjà loin de mes pensées.
La poursuite du bonheur, ailleurs que dans un songe, sans douleur, sans souvenirs.
Que sais-tu des rêves?

samedi 9 octobre 2010

Your woman.

Tu ne te rends compte de rien, chut.

Tu m'as déjà pris assez, laisse donc mes mots là où ils sont, loin des autres, incompréhensifs à leur vrai sens. Tu ne peux pas regretter un soir, pour le lendemain oublier ce que tu as écrit. Se contredire, sans même penser faire mal, c'est surement la frontière qui nous sépare. Peut-on juger ses propres réactions excessives, quand celles des autres dépassent nos limites? Aucune limite, c'est surement cela qui nous rend différent, "j'irai plus loin que toi, quitte à te perdre, de toute façon, tu te dois de me pardonner". Je hais ces soirées, quand tard dans la nuit, je me souviens de nos moments passés. Quand les lamentations et les plaintes ne sont plus là, au final, que reste-il? Des souvenirs erronés par la colère d'avoir perdu ce que l'on ne voulait pas, des choses que l'on sait déjà, dont on connait la fin. J'espère que ce qui te tient est fort, bien plus fort que les désirs éphémères, et que les mots échappés. Je déteste t'écrire, mais tu sais pourquoi je le fais.
Je pense que la douleur est un manque. J'aurai du t'oublier plus tôt pour être transparente à tes actes. Au final, j'aurai involontairement tout provoqué, c'est étrange. Je ne peux voir naître le bonheur dans la peine, si tout les actes sont douloureux. Le mal-être.
J'écoute toujours aussi fort le même morceau, pensant tellement à ce qu'il aurait pu en être. Aujourd'hui, rien n'est réel. Montre moi plus que ce songe, dis moi que tout va bien, l'espace d'un instant. Bien que je ne t'accepterai jamais. Tu sais quoi faire de la douleur, emmène la ailleurs, où laisse la à jamais.

vendredi 8 octobre 2010

If I can write you a song, and make you fall in love.

Je dois te la rendre, vite.

Comme c'est étrange, aucune envie d'écrire, aucun mot fort et brûlant à graver dans la page, comme si tout s'était apaisé depuis une semaine. J'ai l'impression que tout est parti loin, tel un passé irréel, comme si j'avais retrouvé ce qui me manquait depuis toujours. J'ai encore besoin d'écrire je le sais, il me reste cette douleur intraitable, incurable, mais je l'ai approuvée. Je m'y suis faite, sachant que mon avenir n'irait qu'en s'améliorant, et le tien... je n'en suis pas aussi sure. Je l'ai acceptée, comme un passé hargneux à garder comme une épreuve initiatique, celle qui t'apprend, celle qui te marque, mais qui te rend meilleur. Ces nouveaux instants sont tellement appréciables si tu savais comme tout est loin. J'ai besoin de l'écrire, d'avancer, ce qui est écrit ne sera plus à penser. Si seulement maintenant je pouvais reprendre confiance en moi, et juste un peu, en toi. Encore un long chemin à faire, retrouver l'envie, ou laisser mes désirs changer. 

J'écris une fois de plus quelques mots sur toi, mais tu es la seule qui m'enlève si bien un peu, un soupçon de cette douleur. Celle que je garderai longtemps au près de moi. (C.C)


lundi 4 octobre 2010

Hide and Seek.

"You don't understand me, so let me explain."

Je sais que tu me liras. Je sais aussi qu'un jour tu voudras des explications, le jour où les autres auront grandit, et que tu seras le seul ici-bas. Si je t'avais composé un morceau, il serait bien oublié,  encore plus loin que l'estime que j'ai pour toi. Tu as réussi à faire pire que dans le passé, et si tout de suite tu penses être fort, je te laisse ce bonheur éphémère, avec tes jouets. Au fond de mes pensées, là où tout est pour toi sans nulle importance,  tu es allé trop loin. Souviens toi de ces derniers mots, qui t'ont fait tout perdre. Je suis allée voir ailleurs, la où personne ne sait qu'il existe ce passé.

Je prend une dernière inspiration pour te dire que tu as réussi à reprendre un peu de ma douleur, enfin, tu sais, la douleur de ma "misérable existence". Et celui là, tu pourras le tourner dans tous les sens, il t'efface.

samedi 2 octobre 2010


Love is like a sin, my love,
For the ones that feels it the most.

A massive attack.

Comme dans un film.

Cette fois-ci où nous nous étions rencontrés. Depuis, j'ai appris que les relations fusionnelles, passionnelles, ne pouvaient mener qu'à la souffrance, la peine. J'ai trop espéré, je vous ai tellement fait confiance, je vous avais laissé les dernières parcelles de la naïveté qui subsistait en moi, croyant encore à un bonheur possible. Toute croyance est fourbe, laissez-moi vous dire, les sentiments sont inconstants, tout comme les êtres, trompeurs, changeants... J'ai trop négligé ma volonté à faire quelque chose de bien. Je ne peux pas vous faire du mal, et cette souffrance me torture. Ceux qui ont tout provoqué sont tellement loin de mes pensées, incapables d'imaginer ces mots. Quand j'ai souffert la première fois par votre faute, j'étais encore trop aveuglée par l'amour que je vous portais, mais des jours, des mois plus tard, c'est le recul qui fait mal. Tu ne savais pas comment me le dire? Au fond, tout cela t'importe tellement. Tu feras toujours passer tes pulsions et tes envies avant tout. Être simple pion, objet, comme tant d'autre est rabaissant. C'est la chute qui me fait mal, j'étais heureuse avant, je ne voulais pas changer. Contrainte et blessée, je ne dois aujourd'hui qu'avancer. J'ai mal en écrivant, parce qu'au fond, je savais tout cela, j'ai beau pousser le son au maximum, toute la pression ne fait qu'augmenter.

Je t'avais demandé, de reprendre ma douleur, pourquoi m'écorches-tu un peu plus?