Tu ne te rends compte de rien, chut.
Tu m'as déjà pris assez, laisse donc mes mots là où ils sont, loin des autres, incompréhensifs à leur vrai sens. Tu ne peux pas regretter un soir, pour le lendemain oublier ce que tu as écrit. Se contredire, sans même penser faire mal, c'est surement la frontière qui nous sépare. Peut-on juger ses propres réactions excessives, quand celles des autres dépassent nos limites? Aucune limite, c'est surement cela qui nous rend différent, "j'irai plus loin que toi, quitte à te perdre, de toute façon, tu te dois de me pardonner". Je hais ces soirées, quand tard dans la nuit, je me souviens de nos moments passés. Quand les lamentations et les plaintes ne sont plus là, au final, que reste-il? Des souvenirs erronés par la colère d'avoir perdu ce que l'on ne voulait pas, des choses que l'on sait déjà, dont on connait la fin. J'espère que ce qui te tient est fort, bien plus fort que les désirs éphémères, et que les mots échappés. Je déteste t'écrire, mais tu sais pourquoi je le fais.
Je pense que la douleur est un manque. J'aurai du t'oublier plus tôt pour être transparente à tes actes. Au final, j'aurai involontairement tout provoqué, c'est étrange. Je ne peux voir naître le bonheur dans la peine, si tout les actes sont douloureux. Le mal-être.
J'écoute toujours aussi fort le même morceau, pensant tellement à ce qu'il aurait pu en être. Aujourd'hui, rien n'est réel. Montre moi plus que ce songe, dis moi que tout va bien, l'espace d'un instant. Bien que je ne t'accepterai jamais. Tu sais quoi faire de la douleur, emmène la ailleurs, où laisse la à jamais.
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